Chez NetJets Europe, les choses sont différentes. Ses 900 pilotes ne volent que pour la compagnie et sont tous formés par FlightSafety International Inc., société de Berkshire Hathaway. Les pilotes ont en moyenne 5000 heures de vol à leur actif et ne volent que sur un seul type d'appareil.
Plus tôt cette année, une compagnie de charters en ligne a annoncé avoir plus d'avions à sa disposition que NetJets Europe, le plus grand opérateur d'avions d'affaires du continent.
La comparaison n'est pas juste. NetJets Europe n'est pas un opérateur de charters. Les compagnies de charters prétendent proposer des tarifs plus intéressants pour la majorité des vols et encouragent les clients de la propriété partagée à s'interroger sur l'usage qui est fait de leurs frais de gestion mensuels.
Mais le marché des charters n'est pas fiable. Vous volez avec l'appareil, le pilote et l'équipage qui sont disponibles le jour de votre voyage.
Chez NetJets Europe, les choses sont différentes. Ses 900 pilotes ne volent que pour la compagnie et sont tous formés par FlightSafety International Inc., société de Berkshire Hathaway. Les pilotes ont en moyenne 5000 heures de vol à leur actif et ne volent que sur un seul type d'appareil – une grande différence par rapport aux charters dont les pilotes changent fréquemment d'avion.
NetJets Europe exploite une flotte de 150 avions. En dehors d'une flotte de base dont la compagnie est elle-même propriétaire, ces appareils appartiennent aux clients et sont réservés à leur seul usage. Les particuliers non affiliés ne peuvent voyager sur aucun de ces appareils. La compagnie a besoin de préserver cette souplesse car 40% des vols environ sont réservés le jour-même.
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Pour NetJets Europe, ce qui distingue la compagnie des opérateurs de charter est avant tout le service, sa régularité et sa fiabilité.
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Tom Porter, Journaliste, Corporate Jet Investor.
Son centre opérationnel de Lisbonne est un exemple de contrôle qualité. Les équipes de service à la clientèle sont organisées par langue et non par pays pour garantir la simplicité et la rapidité des réservations, et elles sont accessibles 24 heures sur 24.
(NetJets Europe fait remarquer que certains stéréotypes culturels se retrouvent dans le comportement des clients : les Italiens sont plus susceptibles d'être en retard que les Allemands et les Britanniques changent fréquemment d'itinéraire).
Tous les aspects du fonctionnement de NetJets Europe sont contrôlés dans le centre : maintenance, répartition et programmation des vols, opérations au sol et restauration. Tout est géré en interne, y compris la formation des pilotes, qui suivent des entraînements spécialisés en simulateur pour maîtriser l'approche des aéroports d'altitude tels que Sion, Chambéry, Innsbruck…
Le centre des opérations conserve également un registre des passagers. Le personnel de cabine prend note des préférences des clients, si un propriétaire amateur de sushis laisse de côté le maki à l'anguille, on veillera à lui proposer autre chose la prochaine fois. Si un autre a garé sa voiture à l'aéroport au milieu de l'hiver, le personnel de NetJets fera en sorte que le chauffage soit allumé lorsque son avion atterrira.
À chaque voyage, les clients trouvent à bord leur journal préféré, dont on aura retiré les suppléments qui ne les intéressent pas. Si une société, produisant des consommables, voyage avec des clients, seule sa marque sera visible en cabine.
Les entreprises sont des clients importants : certaines d'entre elles volent plusieurs centaines d'heures de vol chaque année. Dix pourcents des profits de NetJets Europe proviennent de dix grandes entreprises ; l'une d'entre elles emploie même NetJets comme solution de secours pour suivre ses propres avions en cas de problèmes.
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Notre objectif est que les passagers vivent à chaque voyage la même expérience soigneusement personnalisée, ce qu'un charter ne peut offrir.
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Chris Janaway, Directeur de la gestion des équipages, NetJets Europe.
Les dernières années ont été difficiles pour NetJets Europe et NetJets Inc., société-soeur américaine. Les compagnies ont perdu 711 millions de dollars à elles deux en 2009 (bien qu'il s'agisse pour l'essentiel de pertes sèches, cela n'inclut pas les intérêts versés à Berkshire Hathaway, société-mère de NetJets Inc.).
Selon la compagnie, NetJets Europe est parvenue, en 2010, à réduire ses coûts de 100 millions d'euros (soit 135 millions de dollars) sans devoir réduire le service à la clientèle. Mark Wilson, Directeur d'exploitation, a déclaré que NetJets Europe était rentable en 2010 et qu'il prévoyait, avec un « optimisme prudent », que ce soit également le cas en 2011. Les ventes de parts ont augmenté au cours de l'année écoulée et le renouvellement de la flotte touche à son terme. Les avions Bombardier et Embraer pourront bientôt être commercialisés.
Wilson n'envisage pas de retour à la croissance rapide des 10 dernières années. Il se méfie des nouveaux acteurs qui arrivent sur le marché et cherchent à frapper un grand coup en cassant les prix mais disparaissent rapidement. « Nous voulons être durables, » affirme-t-il.
Publication: Corporate Jet Investor
www.corporatejetinvestor.com
L'auteur: Tom Porter
Jour: Nov 28, 2011